Depuis mon arrivée à Calgary, mes amours m’ont souvent dit de faire attention à certains quartiers chauds, qu’il y avait beaucoup de gens qui quêtaient sur la rue.
Pour la première affirmation, pas trop de problèmes pour suivre leur conseil; un journaliste spécialisé en faits divers et homicides ne peut pas tomber au chômage ici (à moins d’être super mauvais). Même la télé locale (CTV – CITY) a des reportages journaliers d’une vingtaine de minutes sur les meurtres, vols dans la cité du Stampede. Les gangs de rue fleurissent dans la ville, de toutes les nationalités.
Selon les dernières statistiques, 31 meurtres ont été commis en 2008 à Calgary; on est en avance déjà sur l’an dernier. Statistique assez révélatrice que le « Prime Minister » a annoncé cette semaine l’engagement de plus de 100 policiers supplémentaires qui seront affectés spécifiquement à la criminalité à Calgary et Edmonton.
Quant à la pauvreté, J’avoue que les deux (2) premières semaines, je la voyais de loin, de très loin. Mais cette semaine, elle m’a rattrappé.
Par exemple, mardi, je suis allé voir les Flames au Saddledome. J’avais rendez-vous avec ma fille et son copain pour souper sur Kensington. De la station du C-Train au restaurant, j’ai vu la misère étalée en plein quartier aisé. Avoir donné 2$ à chaque main tendue, j’aurais sûrement fait des dons de charité d’une centaine de dollards.
Moi et ma fille avons même fait notre B.A. au souper. Nous avons « coupé » notre repas de poulets frits et remis ce don du ciel à un itinérant qui nous regardait avec avidité.
Calgary a beau être une ville riche, en plein essor qui attire des milliers de gens attirés par les salaires élevés, un bas taux d’imposition. Mais l’autre côté de la médaille est là, à tous les coins de rues démontrant une évidente vérité: où il y a de la richesse, il y a de la pauvreté.


































Vraiment étonné d’entendre ça ! taux de criminalité élevé et vagabondage. Je me faisais tellement une belle idée de cette ville…